Au moyen de survols par des avions équipés d’une technologie capable de mesurer les propriétés des roches sous terre, Lithium de France va enrichir ses données géologiques et approfondir la connaissance du sous-sol en Alsace du Nord. Les données recueillies viendront compléter celles existantes et acquises lors de campagnes d’exploration 3D réalisées précédemment.
Depuis 2022, les équipes du projet Lithium de France, déployé par Arverne, mène des programmes d’exploration d’envergure mobilisant des expertises techniques et scientifiques de premier plan.
La connaissance détaillée du sous-sol est une étape indispensable à tout projet de production de chaleur et de lithium géothermal. Grâce à plus de 750 km² déjà explorés et plus de 12 millions d’euros investis, l’entreprise s’impose comme le seul opérateur français à avoir exploré une surface aussi importante.
Cette nouvelle campagne repose sur des technologies de pointe permettant de mesurer des propriétés géologiques invisibles à l’œil nu. Deux méthodes complémentaires sont utilisées, précise Pierre-Henri Roche, ingénieur-géophysicien chez Lithium de France : « d’une part la gradiométrie gravitationnelle, qui détecte les variations de densité des roches : les instruments utilisés mesurent les minuscules variations, en trois dimensions, dans le champ gravitationnel de la Terre, causées par les différences de densité entre les types de roches. D’autre part, la magnétométrie, qui analyse les variations du champ magnétique terrestre liées à la nature des roches. Certaines roches conservent en effet une aimantation acquise lors de leur formation, ce qui permet d’identifier de grandes familles géologiques ».
L’assemblage de ces données permettra de produire une cartographie 3D du sous-sol, véritable « échographie du sous-sol », outil indispensable pour affiner les modèles géologiques et mieux caractériser les ressources en chaleur et en lithium géothermal. « Elles s’ajoutent aux multiples analyses menées par les experts Lithium de France au cours des quatre années écoulées » conclut Pierre-Henri Roche.
Au-delà des besoins propres à Lithium de France, les données acquises contribueront à la connaissance collective du sous-sol alsacien. Elles entreront dans le domaine public dix ans après la fin de leur acquisition.
Schémas : Bell Geospace